Spécialités au Lycée : Le non choix des lycéens

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Jean-Michel Blanquer nous le répète depuis des mois : Grâce à sa réforme, les lycéens pourront enfin choisir les matières qui les feront réussir post-bac. Force est de constater que la flexibilité annoncée demeure rigide.

Un choix par défaut

Une remarque a été remontée de longue date par les enseignants, la liste des options disponibles dans un établissement sera limitée (en moyenne 7 enseignements sur les 11 possibles) et l’absence d’une matière ne suffira pas à déroger à la scolarisation dans son lycée de secteur.

Par ailleurs, au 2nd trimestre, les établissements ont demandé aux élèves d’effectuer 4 vœux au lieu de 3, de quoi susciter l’interrogation des parents et enseignants sur le but de la manœuvre… et d’avoir une crainte qui se trouve aujourd’hui justifiée.

Des menus imposés et le recours au CNED pour 25% des voeux des élèves

Le verdict est tombé et les documents officiels commencent à arriver. Des “menus” préfabriqués par l’administration sont proposés désormais aux élèves pour leur entrée en 1ere. Et pour les 25% de vœux qui ne sont pas dans les menus? L’administration leur propose de souscrire à des cours auprès du CNED pour pouvoir suivre son enseignement de spécialité!

Un pas de plus vers l’éducation à 2 vitesses

Le souhait de réorienter les élèves vers le CNED traduit clairement la dérive vers une éducation à 2 vitesses. D’une côté les élèves qui auront facilement un accès à d’autres établissements pour suivre les enseignements qui ne sont pas dans leur établissement, d’autre part les élèves qui devront s’attacher les services du CNED et n’auront pas d’enseignant dans leur classe.

Nous ne pouvons nous empêcher de faire un parallèle entre le recours massif au CNED proposé par le Ministère de l’Education et la baisse du nombre d’enseignant dans le secondaire. De là à imaginer qu’il s’agit là d’une volonté de faire des économies en se passant, a terme, des enseignants, il n’y a qu’un pas que nous vous laissons le choix de franchir ou non.